Les profs-pompiers du DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy sont maintenant prêts à passer à l’action. Le syndicat donne un ultimatum à l’employeur, une entente doit intervenir avant jeudi prochain, sans quoi les enseignantes et les enseignants seront en grève pour deux jours.
Au cœur du conflit se trouve notamment la question de la rétroactivité salariale. Après trois ans sans convention collective, et donc sans augmentations, les enseignantes et enseignants revendiquent une reconnaissance juste de leur travail et demandent notamment un arrimage de leurs conditions salariales avec celles des enseignantes et enseignants du réseau public des cégeps qui offrent des formations au DEP.
« Ces enseignantes et enseignants font un travail essentiel pour former les prochaines générations de pompières et de pompiers. Pourtant, après trois ans sans convention collective, trois ans sans augmentation salariale, l’employeur continue de faire traîner les choses. Ce n’est pas acceptable, dénonce Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN). Quand on demande simplement d’être traité équitablement, l’employeur devrait chercher des solutions plutôt que de multiplier les délais. »
« Les travailleuses et les travailleurs n’ont pas à accepter indéfiniment les délais et les refus de leur employeur. Après trois ans sans convention collective, il est temps que l’employeur reconnaisse la valeur du travail de ces enseignantes et enseignants et fasse les compromis nécessaires pour arriver à une entente. La CSN est derrière eux et nous serons là pour les appuyer dans leur lutte pour des conditions de travail justes et équitables », affirme Caroline Senneville, présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).
Les problèmes ne se limitent toutefois pas qu’aux salaires. Le syndicat dénonce également une organisation du travail qui manque cruellement de prévisibilité.
À titre d’exemple, une semaine avant le début des cours, les enseignantes et enseignants ne connaissaient toujours pas leur horaire. Ils savaient quels cours ils allaient donner, mais ne savaient toujours pas précisément à quel moment ils les donneraient, combien d’heures ils travailleraient, ni comment leur semaine serait organisée.