Les membres de la CSN de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), de la Fédération des professionnèles (FP-CSN) et du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) unissent leurs voix afin d’interpeller le nouveau gouvernement sur l’importance de poser des gestes forts pour recréer des liens avec le milieu syndical.
« Le nouveau gouvernement devra changer d’orientations pour faire sa marque et devra collaborer afin de gouverner. Cela inclut d’écouter les messages envoyés par les syndiqués. Avant toute chose, les droits syndicaux, bafoués par l’adoption de lois sous la CAQ, doivent être rétablis rapidement » d’affirmer Jessica Goldschleger, secrétaire générale de la CSN.
Plus largement, le nouveau gouvernement devra se pencher sur la vétusté générale du réseau collégial québécois. Pour Yves de Repentigny, vice-président regroupement cégep de la FNEEQ-CSN, Marie-Noël Bouffard, présidente du Secteur soutien cégep à la FEESP-CSN, et Ryan William Moon, vice-président à la FP-CSN, « Le cégep de Saint-Laurent est le canari dans la mine qui nous alerte sur le niveau de danger que représente le sous-financement chronique et les déficits d’entretien dans nos infrastructures collégiales. De trop nombreux cégeps sont aux prises avec des problèmes majeurs de vétusté et de pénurie de locaux, menant à une surpopulation étudiante, voire à des fermetures de programme, comme ce fut le cas ici avec le programme de francisation. »
« Les professeurs, mais aussi les professionnel·les et les employé·es de soutien des cégeps, doivent avoir les conditions pour bien faire leur travail. Nos étudiants et étudiantes, c’est l’avenir. Nous sommes là pour les accompagner, mais encore faut-il avoir les moyens de le faire correctement. Nos jeunes méritent des lieux d’apprentissages adéquats favorisant la persévérance et la réussite scolaire. Le nouveau gouvernement doit investir dans les rénovations nécessaires afin de maintenir nos infrastructures collégiales », poursuivent-ils.
Le retour à l’équilibre budgétaire est secondaire face à l’urgence de réinvestir massivement dans nos services publics et dans leurs infrastructures. « Il y a toujours deux colonnes dans un budget. Il n’y a pas qu’en réduisant les dépenses qu’on peut assainir les finances publiques. Il faut plutôt augmenter les revenus en mettant en place un système d’imposition progressif taxant davantage les plus riches et les corporations, dont les taux d’imposition n’ont jamais été aussi bas. Les inégalités, de leur côté, n’ont jamais été aussi criantes; il est temps de redistribuer la richesse. Il faut nous donner les moyens d’avoir des réseaux d’éducation, de santé, de services sociaux, de transport collectif accessibles, à la hauteur des besoins de la population », de terminer Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN.