Le CCMM–CSN dénonce le recours à la répression

«La direction de l’UQAM fait fausse route en empruntant la voie de la répression politique et policière», estime la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM–CSN), Dominique Daigneault. Les arrestations qui ont eu cours à l’UQAM hier vont accentuer la colère des étudiantes et des étudiants qui font face à une administration qui abuse de ces pouvoirs. Devant une telle situation, des chargé-es de cours, des professeur-es de même que la présidente du Syndicat des professeur-es de l’UQAM (SPUQ-CSN), Michèle Nevert, ont érigé une chaîne humaine pour éviter que les étudiants soient blessés dans l’intervention policière. Par la suite, des membres de l’exécutif du SPUQ et du Syndicat des chargé-es de cours de l’UQAM (SCCUQ-CSN) se sont rendus au poste du SPVM pour soutenir les étudiants.

Proposition du bureau fédéral du 9 avril 2015

Réunis en Bureau fédéral à Québec, les délégués des syndicats de la FNEEQ dénoncent toutes formes de violence, et particulièrement l’escalade de violence engendrée par l’attitude de l’administration de l’UQAM. Au-delà de la répression exercée envers les étudiantes et étudiants, nous réprouvons ces attaques directes à la démocratie, au droit d’association, au droit de grève,…

La CSN dénonce fermement l’attitude de la direction de l’UQAM

La répression n’a absolument pas sa place à l’intérieur des murs d’une université et il est inadmissible qu’elle soit utilisée pour imposer par la force un point de vue qui diffère de celui qui émane des décisions démocratiques prises en ses murs. La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et ses organisations affiliées dénoncent fermement la direction de l’UQAM qui a recours à un arsenal répressif par la voie d’injonctions, d’expulsions et en faisant appel à la force policière.