Contre les compressions budgétaires imposées aux universités

Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval (SCCCUL) dénonce les compressions budgétaires rétroactives imposées aux universités.

Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval (SCCCUL), qui représente des professionnels de l’enseignement universitaire contractuels et non permanents, tient à exprimer sa préoccupation face aux impacts néfastes qu’entraîneront inévitablement les compressions budgétaires récemment annoncées par l’actuel gouvernement du Québec. À l’Université Laval, ces compressions pour l’année financière se terminant le 30 avril 2013 se chiffrent à 21 millions $.

Les chargées et chargés de cours universitaires outrés

Outrés par la façon dont le gouvernement traite les étudiantes et les étudiants du Québec, les syndicats du Regroupement université de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), réunis en instance à Rimouski, ont tenu à dénoncer l’adoption d’une loi spéciale et à confirmer clairement leur appui aux étudiants en adoptant la proposition suivante : 

Les trois syndicats de l’UQAR dénoncent l’attitude du gouvernement du Québec dans le conflit qui l’oppose au mouvement étudiant

Nous sommes unanimes : le premier ministre Jean Charest et la ministre Line Beauchamp ont une attitude méprisante envers le mouvement étudiant et ses représentants. Le choix d’exclure la CLASSE des négociations n’est qu’un prétexte pour fermer le dialogue. Plutôt que de trouver une solution à la crise en ouvrant le dialogue, le gouvernement refuse de négocier. L’offre qui a été faite vendredi le démontre : une hausse des droits de scolarité de 1 779 $ étalée sur sept ans au lieu de 1 625 $ sur cinq ans ne fait que déplacer le problème et envenimer la situation.

Injonction accordée à l’Université Laval – La FNEEQ dénonce la judiciarisation de la lutte contre la hausse des droits de scolarité

Réagissant à l’injonction accordée ce matin à Laurent Proulx, un étudiant de l’Université Laval, par l’Honorable Bernard Godbout, le président de la FNEEQ-CSN s’inquiète vivement des conséquences qu’aura ce jugement. « La bataille engagée par le mouvement étudiant pour contrer la hausse des droits de scolarité est sociale et hautement politique. Nous déplorons que le débat se transpose devant les tribunaux, qui répondent à la pièce à des demandes individuelles, au détriment de décisions prises collectivement », affirme Jean Trudelle.

Des syndicats et associations étudiantes de l’Université Laval appuient le mouvement étudiant et dénoncent la hausse des droits de scolarité

Carre-rougeÀ la population québécoise et aux membres de la communauté lavalloise.

Le gouvernement du Québec propose une hausse annuelle des droits de scolarité de 325 $ par an pendant 5 ans, soit une augmentation de près de 75 %, pour un total de 1 625 $. Il en coûtera alors 3 793 $ pour étudier à l’université, 4 700 $ en incluant les frais afférents. Cette hausse massive des droits de scolarité aura divers impacts socioéconomiques prévisibles, dont l’augmentation du taux d’endettement des étudiantes et étudiants ainsi qu’une diminution de l’accessibilité à l’enseignement supérieur et donc une baisse de la fréquentation universitaire. De plus, plusieurs études ont récemment démontré que cette augmentation de la contribution financière des étudiantes et étudiants n’aura qu’un effet négligeable sur le financement des universités. La solution est ailleurs!